Parole de résident

Maud Guillemet

naturopathe

Pourrais-tu te présenter ?

Je suis naturopathe. La naturopathie est une médecine traditionnelle occidentale qui utilise les plantes. Je pratique également des massages naturopathiques. J’organise aussi à Hôp hop hop des ateliers sur les plantes médicinales et des sessions de méditation. 

Qu’est-ce qui t’a attiré à avoir un espace de travail ici ?

Avant je travaillais seule dans mon cabinet, chez moi. J’étais tenté par cette émulation collective, cet esprit de création, cette envie de faire ensemble et par le fait de rencontrer des personnes d’univers différents. J’avais envie de participer à l’aventure.

Quelle a été ta première impression quand tu es arrivée dans les locaux ?

Positive, je sentais qu’il y avait un potentiel. J’y ai senti une bonne énergie, c’est un lieu chargé d’histoire, et donner une autre histoire à ses pierres me plaisait comme idée. Au début je n’aimais pas trop y être seule le soir, mais maintenant je m’y sens tranquille. 

Que-ce que ça t’a apporté le fait de venir dans un lieu pluridisciplinaire, ouvert, qui fait cohabiter dans un même lieu une diversité d’usages et d’espaces ?

Ici, il n’y a pas de distinction entre le travail et le reste, c’est moins clivé. On y vient pour travailler, mais aussi pour la rencontre, l’échange, les événements. C’est un lieu au cœur de la ville, de la vie. Je suis surprise par la vitesse à laquelle éclosent les projets à Hôp hop hop. On ne peut pas assister aux débuts de chacun, et donc tout à coup, PAF une salle d’exposition, PAF une boutique, et on a l’impression que ça sort de nulle part. 

Quelle fleur représente pour toi le mieux Hôp hop hop ?

Le sureau ! Elle est en fleur en ce moment, elle représente le renouveau et le lien entre la vie et la mort. Elle perd ses feuilles en dernier, et les a en premier, donc on peut retrouver sur une même branche des feuilles anciennes et nouvelles. 

Hôp hop hop avait l’envie depuis le début de développer un espace autour du bien-être et de la santé. Puis le pôle de La Douc’eur a été créé, avec toi et d’autres praticiens. Qu’est-ce qui vous a réuni ?

La médecine est un art qui utilise une science. Le terme santé ne doit pas être réservé uniquement aux médecins, car elle appartient à chacun, qui peut la garder dans ses mains. L’envie du collectif est de promouvoir l’autonomie en santé, en passant notamment par la connaissance de soi et l’hygiène de vie, de transmettre des informations et des pratiques. Tout a été très vite depuis la première réunion de novembre dernier avec les 9 autres praticiens du pôle, on a organisé un événement de lancement en février, et maintenant on se réunit régulièrement pour échanger sur des thématiques. 

« Le temporaire rajoute une note particulière au lieu. On n’a pas beaucoup de temps, alors on ne se pose pas trop de questions, on y va, on expérimente.« 

Un souvenir à Hôp ?

Une anecdote plutôt. Je recevais quelqu’un dans mon cabinet pour une consultation, et je vois à travers la fenêtre Catherine et Nicolas me faire des grands signes, alors je leur réponds. Ce qui a fait sourire ma patiente. 

Qu’est-ce que tu feras quand on partira ?

J’aurais envie de continuer l’aventure autre part !