Alice Vesseron

Je suis artisane créatrice dans les domaines du cuir et du textile. Ce qui me plait c’est travailler la matière. J’aimerais travailler la céramique aussi. J’ai quitté la région parisienne il y a deux ans. C’est à Besançon que je devais être, et à hôp. J’ai d’abord été metteur au point dans la chaussure en 2008 chez Paraboot et ensuite je suis entrée chez Vuitton où je suis restée 10 ans. Je faisais des prototypes pour les collections permanentes et défilés. Je suis partie car il y avait trop de rendement, de stress.

Quelle a été ton impression lorsque tu as découvert l’Arsenal pour la première fois ?

C’était en mars 2022 pour un concert. Waoooooooooo. C’est un peu un lieu où il y a eu beaucoup de résonnances, un lieu où s’ouvrir aux autres avec des espaces où l’on peut se réunir. J’avais peur de venir à votre rencontre, car je ne m’en sentais pas capable et mon projet était flou. Et puis je suis venue vous rencontrer pendant un chantier participatif, c’était plus rassurant pour moi d’échanger en bricolant.

Quel est l’endroit que tu fréquentes le plus à l’Arsenal ?

Le petit café ! Et peut-être bientôt notre nouvelle salle de café à l’étage ! En fait à hôp j’ai d’abord intégré l’atelier volant dans l’aile 2. Puis à la fin de ma résidence ici je ne me voyais pas rentrer chez moi. Les Midi à 14h m’ont fait une petite place et après j’ai eu l’immense joie de savoir que j’allais pouvoir rester. Tout était fluide, avec vous tout est fluide et simple.

Un souvenir ?

C’est très récent, pendant l’expo des résidents “Rayée“. Brigitte m’a dit que c’était mon bizutage, que je n’avais pas le choix que d’y participer. C’était avoir une idée et réussir à la rendre réelle. J’ai fabriqué un sac oreiller. J’ai été ravie et émue d’observer qu’il y avait une touche de chacun au même endroit. Il y avait du lien. J’étais trop fière de sentir que j’ai ma place en tant qu’artisane créatrice. J’avais besoin de reconnaissance dans mon ancien boulot, mais ce n’était pas assez.

Et…hôp un projet d’occupation temporaire, à un moment on va devoir déménager…d’ailleurs maintenant on a la date !

On a la date oui ! On ne sera pas 50 à suivre car il y a des gens qui sont partis. Mais moi c’est tellement neuf que je vous suivrai n’importe où ! C’est important d’être là à la création du lieu aussi. J’aurais été à l’Arsenal et je vais pouvoir continuer dans un autre lieu. Je trouve ça assez excitant ! Ça va m’aider à me sentir plus légitime à faire partie du collectif.

Et le collectif, qu’est-ce que ça t’évoque ? Est-ce qu’il a des limites ?

Pour moi le collectif c’est d’avoir chaque personne qui apporte un peu de lui et de son temps. Les limites ? Que ça s’essouffle, car ce sont souvent les mêmes personnes qui donnent, de ce que j’ai entendu des autres résidents. On a tout le temps besoin de monde. Certains ont été essoufflés mais c’est ok car certains ont pris le relais.

Un dernier mot ?

Gratitude éternelle. Je n’aurais pas pu accéder à là où je suis si je n’avais pas été là. Gratitude.

(entretien réalisé le mercredi 18 Octobre 2023)

Nicolas Ponceau

À Hôp hop hop, je peins, je dessine. Ce n’est pas mon activité principale, mais je la maintiens depuis que

Rodho

Je suis dessinateur de presse pour une presse indépendante, c’est-à-dire une presse qui ne vit uniquement grâce aux abonnements, et

Midi à 14h

Comment a commencé l’aventure “Midi à 14h“ ? (Virginie) On s’est rencontré au lycée Pasteur à Besançon, en design graphique.

Stéphane Angelier

Je suis rédacteur graphiste. Je fais de la communication, des journaux, des expos. Je fais de la mise en page,

Corinne Déchelette

J’ai fait une formation de graphiste aux Arts Déco à Paris. Puis j’ai travaillé au musée du Louvre, à l’imprimerie

Catherine Monneret

Je suis vieille et contente, franc-comtoise, assez pessimiste et donc presque toujours de bonne humeur car les scénarios pessimistes que